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Interpellation sur les réformes : Rôle de l’intelligentsia

Lecture d’ouvrage

Interpellation sur les réformes : Rôle de l’intelligentsia

Par Mustapha El Mnasfi (associé au Centre Jacques Berque)

 

Cet ouvrage pourrait être considéré comme un essai. Cela veut dire que les propos présentés dans celui-ci constituent une réflexion de l’auteur sur quelque chose qui le préoccupe et l’interroge.

Cette chose qui préoccupe et interroge Monsieur Haddy est celle de la place de l’intellectuel sur tout ce qui se passe autour de lui. L’auteur présente dans cet ouvrage une réflexion critique du système néolibéral. Celui-ci ne fait, selon l’auteur, qu’encourager l’installation des inégalités et des injustices auprès des populations, mais aussi la défiance entre celles-ci et les institutions publiques. 

 

On peut regrouper les idées abordées dans celui-ci en deux grandes parties. La première partie pourrait être consacrée au diagnostic de la situation actuelle de nos sociétés, notamment les dysfonctionnements présents dans celles-ci ; la deuxième partie pourrait être réservée à la question du rôle qui devrait être joué par l’intellectuel afin de rétablir des sociétés justes et capables de trouver une place à toutes les catégories sociales, notamment les classes populaires.

En effet, dans une première vague d’idées présentées par l’auteur, différents dysfonctionnements sont évoqués. Ceux-ci sont tous centrés autour de la réflexion de départ, présentée dans l’introduction de cet ouvrage, qui est celle de la critique du système néolibéral.  Ce système encourage, selon Monsieur Haddy, la mise en place de mauvais fonctionnements qui ne sont pas compatibles avec les valeurs humaines. La place est donc laissée au potentiel économique. Celui-ci dicte sa loi, le politique devient une représentation dramatique, comme souligne l’auteur dans la page 37 de son ouvrage.

Cette situation a donné lieu à une montée de la pauvreté et a élargi la marge entre les dominants et les dominés. Ces derniers sont devenus de plus en plus pauvres et exclus. Cela a engendré des sociétés souffrants de plusieurs phénomènes comme la corruption, la bureaucratie, la dépendance vis-à-vis des financements extérieurs, l’inefficacité des services et entreprises publiques, etc.

Monsieur Haddy adresse ses critiques aux imagologues, c’est-à-dire à ceux qui ont remplacé la politique des programmes par la politique de l’image. Cela renvoie également aux rapports du système néolibéral avec les masses populaires. Quand ces masses revendiquent des réformes, elles sont accusées de « négativistes » par ceux qui rentrent dans le cercle de la prise de décision, dont les lobbies. Cela ne pourrait qu’augmenter la haine dans nos sociétés contemporaines, comme le souligne l’auteur.

L’analyse de la théorie du complot est présente ainsi dans la réflexion de Monsieur Haddy ; celle-ci n’est pas claire selon l’auteur car elle n’est pas fondée sur des instruments permettant d’analyser les phénomènes sociaux et politiques.

Comment établir une société juste ? Telle est la question qui fait l’objet de la seconde vague d’idées et de réflexions présentées par Monsieur Haddy dans son ouvrage.

En tant qu’intellectuel Monsieur Haddy présente plusieurs réflexions qui pourraient aider les décideurs à établir des sociétés justes dans lesquelles il y a moins d’inégalités et d’injustice.

En effet, l’auteur invite les décideurs à adopter des réformes venant de l’intérieur de la société afin de répondre aux aspirations des populations, et aussi pour s’adapter avec les situations particulières de chaque territoire. Cela renvoie par ailleurs à l’importance de réformes normatives et institutionnelles, ce qui permettra  de situer territorialement les acteurs pour qu’ils redeviennent porteurs de véritables rationalités.

Selon l’auteur, les politiques publiques d’une manière générale et les politiques économiques plus particulièrement constituent l’un des secteurs du pouvoir qui doivent faire l’objet de réformes pour que la justice, la liberté et les valeurs humaines règnent dans nos sociétés actuelles. Cela ne pourrait pas se faire sans l’installation d’un système démocratique basé sur la dignité et la liberté, engendrant alors une citoyenneté complète avec des droits et des devoirs.

Enfin, l’auteur présente trois pistes auxquelles l’intellectuel est invité à intervenir. En l’occurrence ses rapports avec le pouvoir, la société et la culture.

Cela m’invite à terminer par des questions qui pourraient être utiles :

- On sait tous qu’actuellement tout le monde parle des jeunes et leur rôle dans les réformes, notamment dans notre région. Ma question est la suivante : comment peut-on trouver une place de grande ampleur de la jeunesse dans votre réflexion ?

-          L’auteur parle du rôle de l’intellectuel, mais je pense que l’intellectuel dans notre époque prend une distance avec le terrain, avec la réalité, c’est-à-dire que la présence de l’intellectuel sur le terrain n’est pas très remarquable ; comment cela est expliqué ?

Troisième et dernière question : les citoyens ordinaires reprochent souvent aux intellectuels d’être proches du pouvoir (مثقفو السلطة). Comment un intellectuel pourrait jouer son rôle de critique et d’encadrement en gardant une distance avec l’autorité et ses politiques qui ne sont pas souvent en faveur de la population ?

 

Au titre de l’année universitaire 2014-2O15, il est porté à la connaissance des personnes inscrites

au Centre de documentation /CERSS que la  bibliothèque a ouvert ses portes.

 

Horaires et jours d’ouverture :

 

Mardi, Jeudi et Samedi de 14h à 19H

 

NB: Les personnes souhaitant faire leur inscription au Centre de documentation sont priées

de prendre contact avec la responsable du Centre,

Mme Meryem El Anbar

au 06.11.05.21.67 ou au 00 212 (0) 537 66 17 54

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